9 août 2021 : application du pass sanitaire

Macron a raison, nous sommes en guerre. Mais cette guerre est psychologique sans balle réelle. Son allocution du 12 juillet délimite la France occupée (les grandes villes) de la France libre (la France périphérique qui résiste), d’où mon choix personnel de tout plaquer pour fuir la région parisienne anxiogènement endoctrinée pour mieux respirer avec mes créoles réfractaires. La réticence des réunionnais démontre une fracture générationnelle et sociale :

30% des réunionnais auraient eu une double onction du vaccin libérateur. 70% des plus de 70 ans ans et 65% des 50-70 ans auraient reçu la première dose du vaccin. En revanche, le chiffre tombe à 34% chez les 18-24 ans et 15% chez les 12-17 ans. Ces chiffres doivent être mise en parallèle avec le sondage SAGIS de mai dernier où on y apprend que 58% des réunionnais n’ont pas confiance au vaccin, taux qui monte jusqu’à 74% chez les 18-29 ans et 72% chez les 30-39 ans.

Qu’en conclure ? Nos personnes âgées ont psychologiquement capitulé face à la propagande de la peur relayée par l’autorité morale que sont nos médias locaux, nos religieux boomers et la sainte alliance médecin/pharmacien. La sagesse de nos gramouns n’est plus une réalité… Notre petite classe moyenne locale capitule également, mais elle à cause de son confort personnel pour pouvoir voyager et continuer de festoyer dans les divers restaurants. Plus on est jeune et vit en situation précaire, plus on est réfractaire au vaccin.

Certes le refus du pass sanitaire dépasse le clivage entre ceux qui ont reçu au moins une dose du vaccin, de ceux qui ne l’ont pas reçu. La majorité silencieuse réunionnaise anti pass sanitaire, méprisée par les médias, rejettent quand même majoritairement la vaccination sous contrainte. Or la classe politique réunionnaise a le cul entre deux chaise se disant contre le pass sanitaire mais pour un couverture vaccinale de toute la population. Il y a ici une grosse fracture populiste. Seule une réponse politique pacifique par le haut peut aider à sortir de cette impasse politique. Mais le dialogue de sourd avec la classe politique en dissonance cognitive sur la question va pousser à la radicalisation des créoles réfractaires manifestant qui n’en peuvent plus de la mainmise de la gauche libertaire métropolitaine aux manifestations trop bon enfant. Sans sortie de crise par le haut, c’est par le bas et dans nos cités que ça va péter !

Les classes populaires et la jeunesse ne sont pas plus moralement irréprochables que la classe moyenne matrixée et les gramouns apeurés, car nous sommes tous soumis à la société de consommation, encore plus visible avec cette rentrée scolaire. Nous devons changer de modèle de consommation. Les anciens clivages politiques gauche/droite s’effondrent aujourd’hui devant cette doxa sanitairement correct. Il faut y répondre par une nouvelle coagulation populiste et trouver une nouvelle offre politique plus optimal que notre classe politique actuelle à côté de la plaque et médiocre…

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